Le 24 novembre
Pré-éclampsie, neuf facteurs de risques
La pré-éclampsie est un état pathologique de la femme enceinte qui apparaissant après la 20ème semaine de grossesse et est caractérisé par une hypertension artérielle, une protéinurie (présence de protéines dans les urines) et une prise de poids avec œdème. Elle survient dans environ 5% des grossesses.
Si elle n’est pas traitée, la pré-éclampsie peut être grave pour l’enfant qui va naître et la mère. Neuf facteurs de risque ont été répertoriés.
Lors de la première visite prénatale, neuf facteurs de risque peuvent être identifiés:
- L’âge:
Les femmes de 40 ans et plus, qu’elles aient déjà eu ou non des enfants, présentent deux fois plus de risque que les plus jeunes. Certaines données suggèrent qu’après 34 ans, le risque est augmenté de 30% par année supplémentaire.
- La parité:
Les femmes n’ayant jamais eu d’enfant (nullipares) ont un risque multiplié par trois. Ainsi, les femmes ayant eu une pré-éclampsie sont deux fois plus souvent des nullipares que les femmes sans pré-éclampsie.
- L’antécédent de pré-éclampsie:
Les femmes qui ont une pré-éclampsie lors d’une première grossesse ont un risque multiplié par sept lors d’une seconde grossesse. Et les femmes qui ont développé une pré-éclampsie lors d’une deuxième grossesse étaient exposées à un risque sept fois plus élevé d’en avoir eu une lors de leur première grossesse.
- L’antécédent familial:
Le risque est multiplié par sept environ s’il existe un antécédent familial de pré-éclampsie.
- La grossesse gémellaire:
Une femme qui attend des jumeaux voit son risque multiplié par trois environ.
- Les antécédents médicaux:
Un diabète insulinodépendant avant la grossesse quadruple le risque de pré-éclampsie.
Une hypertension artérielle, une maladie rénale et une maladie chronique auto-immune déclarée avant la grossesse, augmentent également le risque. Il en est de même du syndrome des anticorps antiphospholipides (présence d’anticorps anticardiolipine ou d’anticoagulants lupiques).
- Le délai entre les grossesses:
Il semblerait que le risque augmente pour chaque année comprise entre deux grossesses.
- L’indice de masse:
Un indice de masse corporelle (IMC) élevé à la naissance ou lors de la première visite prénatale, élève le risque de pré-éclampsie. Avec un IMC supérieur à 35, le risque double. Inversement, le risque diminuerait avec un IMC inférieur à 20.
- La pression artérielle:
Les femmes ayant une pression artérielle élevée au premier trimestre de grossesse, présentent un risque plus élevé que les autres.
Traitement
La prise en charge de la pré-éclampsie se fait en milieu hospitalier. La délivrance de l’enfant permet d’arrêter la sécrétion du placenta et d’arrêter l’évolution de la pré-éclampsie vers ses complications neurologiques, hépatiques et rénales.
En attendant un terme d’accouchement compatible entre la vie de l’enfant et la sauvegarde de celle de la mère, la maman peut recevoir des médicaments anti-hypertenseurs sous surveillance médicale en milieu hospitalier.
Le sulfate de magnésium en IV permet de limiter l’apparition de l’éclampsie.
Tags: Pré-éclampsie



3 février 2009 à 12:35
des travaux ont mis en évidence que l’exposition au sperme du père prolongé améliorait le pronostic de risque de faire une prééclampsie. Or vous parlez du facteur de risque X7 dans la deuxième grossesse, ???? on peut supposer que la théorie de “reconnaissance du patrimoine paternel” ne joue pas ????
Salutations