
Coeur à cœur
Vers le sixième mois, l’enfant est déjà formé, comme un tout petit bébé. Ses oreilles fonctionnent, il entend le coeur de sa mère, sa respiration et le son très aigu produit par le placenta. A travers le liquide amniotique, il entend aussi, filtrés, un peu déformés, tous les bruits extérieur.
Lorsqu’une musique lui déplaît, il peut trépigner jusqu’à ce que la mère cesse de l’écouter, il choisit aussi parfois de coller sa tête contre le placenta pour en retrouver le sifflement rassurant. Plus tard, ce que l’enfant a entendu dans sa vie prénatale peut infléchir ses goûts musicaux.
Attention aux bruits trop fort; lors du passage des bandes-annonces dans les salles de cinéma par exemple, ils peuvent abîmer l’appareil auditif de l’enfant qui ne peut pas se boucher les oreilles, mieux vaut sortit de la salle pour quelques minutes.

Ca vibre de partout
Au cinquième mois, l’enfant n’entend pas encore, mais le liquide amniotique transmet les vibrations sur la peau. Beaucoup de choses sont transmises par les vibrations: la musique, les bruits… Le bébé guette tous les signes du monde extérieur: la voix de son père ou de ses frères et sœurs, celle de ses grands-parents, une main tendre sous laquelle il vient se blottir. Depuis longtemps déjà, dès que son père lui parle il se met en mouvement pour se rapprocher de cette voix qu’il distingue parmi les autres. C’est capital car, après la naissance, quand l’enfant est séparé de sa mère pour ses soins, la voix du père l’enveloppe et le rassure. Une relation subtile s’est installée entre le père, la mère et l’enfant. Ils sont trois, ils forment déjà une famille.

De tout petits signes
A partir du troisième mois, l’enfant grandit beaucoup, il remue tout doucement dans le liquide amniotique. La mère peut commencer à le sentir légèrement. Au début elle a le sentiment de sentir de grosses bulles qui se déplacent. Les organes qui mettent le bébé en relation avec le monde extérieur et lui permettent de communiquer sont déjà formés. Il est de plus en plus réceptif. Son système nerveux et ses sens, tout ce qui fondera son intelligence et sa sensibilité sont stimulés par ce qu’il perçoit. Le monde extérieur lui fait signe et il a déjà envie de lui répondre.
Lors de sa première séance d’accompagnement haptonomique, la mère découvre que dès qu’elle se sent effectivement avec son enfant le tonus de tous ses muscles change et devient très souple. Elle sent que tout son ventre change et devient doux: l’utérus habité, lieu d’accueil tendre, forme avec les muscles qui l’entourent un giron. Ainsi la mère peut inviter l’enfant à monter vers son cœur, à s’approcher de son père ou à se coucher dans le berceau du bassin. Si elle attend des jumeaux, elle peut s’adresser différemment à chacun des enfants. La sécurité affective est là.